La photographie métaphysique de Gilbert Garcin

24102011

En regardant les photographies de Gilbert Garcin, on pense à Descartes et à Buster Keaton en même temps, à Magritte et à Samuel Beckett,  aux fantaisies dadaïstes et à la tristesse de Schopenhauer. Dans chaque image, une énigme est posée. L’humour, la dérision, très perceptibles, n’empêchent pas l’angoisse de surgir de ces tableaux lunaires. Partout, un homme est confronté à un problème : un fil à suivre (le funambule), un autre à tisser ou détisser, une grosse pelote à pousser devant soi comme le rocher de Sisyphe… Un homme en noir, très quelconque, Monsieur-Tout-Le-Monde, mais âgé et imperturbable, est affairé à résoudre ce problème qui se pose. Ou alors il se trouve juste au bord de l’apparition de l’incident : par exemple un ruban ou un film négatif sur lequel il marche et qui se scinde dangereusement en deux parties, comme deux routes, dont l’une tombe dans le vide et l’autre s’élève à la verticale. Quelle route suivra-t-il ? Dans les deux cas, le chemin qui sera pris sera celui de la chute, l’alternative est entre deux impossibilités, ou deux catastrophes. Pourtant cet homme, sa sacoche à la main, le visage penché comme un piéton pensif, il ne semble pas s’inquiéter de ce qui va arriver, il l’ignore, tout simplement. Telle est la condition humaine. 

 Autant l’homme vit dans l’ignorance de ce qui adviendra, autant l’espace dans lequel il se trouve est structuré, précis, défini.  Une  forme ou une réalité géométrique dominante (cercle, carré, rectangle, droite) donne à cet espace un sens : enfermement, barrières, grilles, vide inquiétant. Souvent, des scènes impossibles. On peut penser alors à ces gravures de Maurits Cornelis Escher, étranges délires mathématiques, perspectives aberrantes, vertiges de l’espace impossible et pourtant représenté. . (quel défi de représenter ce qui ne peut exister !) En jouant sur le renversement de l’échelle des tailles – un objet petit dans la réalité qui devient immense, et l’homme qui s’en trouve…diminué – Garcin fait des sortes de collages dada, il nous montre ses personnages (lui-même et sa femme, seuls acteurs de son petit théâtre minimaliste, fruit d’un bricolage génial) comme des êtres lilliputiens, vulnérables, en train de se débattre dans une situation absurde et énigmatique, voire périlleuse. Le problème est matérialisé par une pierre, un fil, une corde, un bâton, un mur, un cercle, une porte face à laquelle le personnage est arrêté, comme bloqué, paralysé, un verre dans lequel il est prisonnier, une inscription mystérieuse, une pelle à poussière. De chaque image, malgré l’espièglerie, se dégage un sentiment de malaise profond,  de solitude absolue et irrémédiable. C’est pourquoi je pense à Buster Keaton : tellement amusant, tellement triste. C’est une photographie conceptuelle, métaphorique, métaphysique, littéraire, mais elle me paraît en même temps très déchiffrable et accessible. Elle dit des choses sur la vie, sur l’incommunicabilité, sur la solitude au sein du couple, que chacun peut comprendre sans délai et sans exégèse (autre que celle des titres, qui sont éloquents, spirituels souvent, mais on pourrait même se passer des titres). Si j’étais professeur de philosophie, je piocherais là-dedans pour donner un point de départ à la réflexion, sur tous les points du programme. Ce qui me plaît dans ces images insolites, outre la mélancolie ou ‘l’inquiétante étrangeté’,  c’est qu’elles sont tellement pleines de poésie qu’on ne peut que se laisser envoûter. Cependant poésie, cela ne signifie pas douceur. Gilbert Garcin assène la violence de ses idées avec flegme, avec humour, comme un gentleman. C’est de la provocation pure, mais délicate et prévenante. 

  

Par précaution je préfère ne pas publier ici de photos de G. Garcin. Elles sont toutes visibles sur son site:

http://www.gilbert-garcin.com/ 

Merci à Marie qui m’a permis cette découverte!




Fotografando la musica

13112010

A San Miniato en Toscane, il existe un concours photo autour de la musique: on peut admirer les photos des lauréats des sept éditions de ce fabuleux concours qui existe depuis 2004. Vous cliquez sur « Fotografando la musica « , les noms des lauréats s’affichent en gras, vous cliquez ensuite sur leur nom et la photo s’affiche à l’écran.

 http://www.musicastrada.it/fotografando-la-musica/edizione-2010/

 Rossanna Garibotti: violino africano

rossanagaribottiviolinoafricano1.jpg

 




Le concert de Greg

23082010
Greg Zlap à Pont-à-Mousson
Album : Greg Zlap à Pont-à-Mousson
Concert donné le 21 août 2010 sur la belle place Duroc.
14 images
Voir l'album



18072010

http://picasaweb.google.fr/felten.annabelle/BerlinJuillet201002?authkey=Gv1sRgCNXFjJWJvN3WVQ&feat=directlink

 Quelques photos choisies d’un petit séjour en Allemagne, à Berlin et dans le Brandebourg.




Dans un jardin en Allemagne

18072010

imgp2042.jpg




Les Harmoniaques

2072010

harmoclown8comp.jpgharmoclown1.jpgharmoclown7comp.jpg

Dans l’esprit d’Andy Warhol. Pour mon quart d’heure de célébrité ….

 




Photo sulfureuse

2072010

imgp2011comp.jpg  Golden Melody + Sulfure




Un harmo-dog!

2072010

imgp2012pop.jpg

J’ai fait cette photo ce matin pour un petit concours sur le forum d’harmonica de Paul  Lassey. Style pop-art. Elle me plaît bien…




Vite! mon cadeau!

27062010

sany0245.jpg

Plus qu’une photo ratée, c’est une photo involontaire, l’appareil s’étant déclenché par maladresse. J’ai trouvé que cette photo ratée était assez réussie, et qu’elle exprimait bien l’impatience à ouvrir le cadeau…




Echange scolaire avec TRICASE

3042010

Toutes mes photos sont visibles à cette adresse:

http://picasaweb.google.fr/felten.annabelle/TRICASESalento?authkey=Gv1sRgCOzdp6WpmYjRNg&feat=directlink

Nous sommes partis du 19 au 26 mars à Tricase, dans le Salento, retrouver nos sympathiques correspondants italiens.







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