A bas la superstition!

16062009

Superstition: Etymologie : Lat. superstitionem, d’un verbe archaïque superstitare, protéger, de super, au-dessus, et stare, se tenir : superstitio, la crainte des dieux, le respect de leur protection, et, en mauvaise part, superstition.
Définition
Sentiment de vénération religieuse, fondé sur la crainte ou l’ignorance, par lequel on est souvent porté à se former de faux devoirs, à redouter des chimères, et à mettre sa confiance dans des choses impuissantes.

Un site à lire d’urgence, pour ne pas se laisser endormir (voire empoisonner ) par les superstitions et pour tordre le cou à toutes les idées reçues sur tout, absolument tout…  L’obscurantisme et le charlatanisme se nichent partout et menacent même les esprits qui se disent pragmatiques et rationnels. Soyons à l’affût!

http://charlatans.info

http://tatoufaux.com 

           (le tombeau des idées reçues. Sur tatoufaux tout est vrai!)

Présage: signe que quelque chose arrivera si rien ne se passe.

Ambrose Bierce, dictionnaire du diable.

La superstition, c’ est l’art de se mettre en règle avec les coïncidences. Jean Cocteau




Vacance

20052009

 » On ne dira jamais assez de bien de l’ennui pour la postérité de la littérature. Un monde drogué de distractions lit beaucoup moins qu’un monde où il faut remplir les jours. »

Charles Dantzig, dictionnaire égoïste de la littérature française, chapitre Ennui.

 Je dois à mes interminables étés passés à la ferme nombre de mes heures de lecture, auxquelles sont restées attachées des odeurs de paille, de poussière des granges et même d’étable. Mais je ne le vivais pas comme un ennui; plutôt comme une vacance. Une grande vacance. Qui n’est pas du vide où se perdre et se morfondre, mais du vide à remplir: d’histoires, de mots, d’aventures, de lointains.

Mes élèves ne lisent pas: ils ont tellement de choses à faire! Créons l’ennui. Rendons-le obligatoire ! Intégrons-le dans leurs emplois du temps scolaires: Lundi matin de 9heures  à 10 heures: Ennui nostalgique. Jeudi après-midi de 15 à 16 heures: Ennui méditatif. Vendredi de 13 h à 14 heures: Ennui digestif.

Vous me direz: mais les cours, c’est déjà de l’Ennui imposé, infligé. Oui, mais c’est de l’ennui bruyant, parasité. Il faut une qualité d’ennui spéciale. Dans un silence de cathédrale vide ou de maison de très vieille femme (avec la pendule au salon…).




Se rassurer …

15052009

elogerien.jpgelogeombre.jpgviolence.jpgge1.jpgelogerupture.jpgelogordina.jpgelogecon.jpgelogemisreux.jpgpoussire.jpgelogefragilit.jpgelogefaib.jpgelogefuite.jpgelogebetise.jpgelogesolit.jpgelogeparesse.jpgdeprime.jpgelogemensonge.jpgcouvmartin.jpgelofolie.jpg        elogeriche.jpgelogepiece.jpgelogefemme.jpgembonpoint.jpg 




Le syndrome du marchand de glace

22022009

glaces.jpgDans mon village loin de tout, l’été, il y avait un marchand de glaces ambulant qui venait parfois avec sa camionnette multicolore et qui, toutes sirènes hurlantes (ou plutôt toutes clochettes tintinnabulantes), avertissait les mioches qui déjà se léchaient les babines et rappliquaient ventre à terre.

Munie d’une pièce que maman m’avait donnée, je me dirige vers la camionnette…j’ai environ sept ou huit ans, et je commence à savoir faire des petites emplettes toute seule comme une grande (et la vieille épicière avec ses cheveux violets et son sourire faux en profite pour oublier de rendre aux gosses quelques piécettes par-ci par-là, par inadvertance, oui oui …). Je suis la dernière petite cliente de l’après-midi. J’entends le marchand qui commence à remballer son barda. Je ne le vois pas car ma petite taille, même en me hissant sur la pointe des pieds, ne me permet pas de dépasser le rebord du comptoir. Il ne me voit pas non plus, mais je brandis bien haut ma pièce de monnaie d’une main timide en espérant qu’il l’aperçoive et comprenne.

Il est parti, vrououmm…. en me laissant là comme une godiche avec ma pièce de monnaie tendue…

Pitoyable petite fille laissée sur le bord de la route…(il y en a qui toute leur vie restent au bord de la route).

Je suis rentrée me faire consoler par maman, pleurant plus de fureur sur ma propre timidité, sur ces mots si simples qui ne sont pas sortis de ma bouche, que de dépit pour cette glace manquée…

J’y vois là le signe de mon incommensurable bêtise d’alors, de cette peur de me faire remarquer qui faisait de moi une véritable gourde. Un enfant normal aurait appelé le marchand , « hé oooohhh m’sieueueueu, hé…sioupléééé !!! »  frappé sur le zinc du camion, donné des coups de pieds pourquoi pas…mais il aurait eu sa glace et le sourire du marchand.

Sans doute n’aurait-il pas fallu me consoler mais m’inciter à plus de hargne, d’assurance, car il faut bien être armé et dans la lutte pour la vie, quand même, s’acheter une glace, ce n’est pas grand-chose…

Je suis adulte, majeure et vaccinée (comme on dit), mais il arrive encore que des clients indélicats dans une agence de voyages, un supermarché, me passent sous le nez impudemment sans que j’ose broncher… ou finalement sans que j’estime nécessaire la dépense d’énergie que demanderait une altercation. Par paresse.

Mais bon, j’ai quand même pas mal changé, heureusement, et (voilà pourquoi ?) chaque fois que je parviens à être odieuse, j’en tire un plaisir indicible, un sentiment de victoire… !




22022009

Nous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher vraiment de mourir. 

 dans Humeurs Louis-Ferdinand_Celine_visto_Tullio_Pericolidessin de Tullio Pericoli

L.F.Céline, Voyage au bout de la nuit, édition Gallimard illustrée par Tardi, p 162.







Bijoux Jolifolie |
Tamellaht-Ahnif de Bouira |
laviedespinoza |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kitten
| Chevauchée Tibétaine
| S p i r i t u a l • B o n &...