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Nos oripeaux

24092010

imgp2577.jpg

papier Canson format A3




Deuxième portrait de Greg Zlap

18092010

gregzlap4compr.jpg




Valse incertaine

17092010

Valse incertaine  dans Harmonica mp3 valseincertaine.mp3

Petite valse composée aujourd’hui sur un play-back donné par Paul Lassey, mon professeur d’harmonica (www.paullassey.com) et enregistrée chez lui.

Harmonica diatonique en Si b.

Incertaine, parce que je le suis, en ce moment.




Christo Redentor

14092010

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Extraordinaire morceau que j’ai découvert sur www.musicalramblings.com




Mozart c’est si fazil!

12092010

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Je suis sûre que Mozart aurait aimé cette version endiablée, qu’il aurait aimé le jazz, le ragtime, lui qui bousculait les notes et les convenances, lui et sa musique juvénile, bondissante.

Merci Fazil Say, pour avoir fait sortir Mozart des salons pour l’emmener au saloon.

 

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Non ti muovere

12092010

Non ti muovere de Margaret MAZZANTINI (cela signifie « ne bouge pas » mais les éditeurs ont choisi de le traduire par « Ecoute-moi ». Ont-ils bien fait ?)

mazzantini.jpg  ecoutemoi.jpg traduction Vincent Raynaud

 Je lis rarement les livres au moment de leur parution, dans l’effervescence que crée leur promotion, parfois tapageuse et pour moi rebutante. J’attends que les choses se décantent un peu.  Parfois (souvent ?) je manque des occasions. Mais la rencontre avec un livre est soumise à tellement d’aléas, il faut être dans un état d’esprit pour « accueillir » une certaine prose. Je me rappelle qu’à quinze ans j’ai lu les Fleurs du mal, et je suis restée de marbre. Un an plus tard, je m’y suis replongée, et ce fut la révélation, le choc ! 

 Non ti muovere est un roman bouleversant que j’ai lu en apnée, happée, captivée, choquée. Je ne voulais pas le lire parce que je savais qu’il était question d’enfant en danger de mort, un sujet que je ne supporte pas (par exemple je ne peux pas me décider à voir le film La stanza del figlio de Nanni Moretti). Je remercie ma copine Caty de m’avoir convaincue de le lire. 

C’est une longue confession d’un père à sa fille de seize ans, Angela. Angela est comme tous les adolescents, impatiente de vivre et peu soucieuse de prudence. Un matin, elle n’attache pas son casque. C’est l’accident. Grave. La voilà reléguée dans un entre-deux,  en suspens entre la vie et la mort. Il y a comme une « cornice », un cadre qui est l’accident d’Angela, ce cataclysme dans une vie banale,  l’hôpital, l’urgence des soins, la mort qui plane. L’arrivée de l’adolescente inconsciente dans la salle d’opération où son propre père Timoteo officie en tant que chirurgien, et le dénouement de cette histoire, pour Angela et pour ses proches. Voilà le cadre.

 Au milieu, il y a une sorte de torrent boueux de paroles, une complainte, un aveu, qui est une prière aussi, une demande de rédemption de ce père à sa fille. C’est le récit d’une passion amoureuse assez incompréhensible qu’a vécue Timoteo pour une petite bonne femme qui ne payait pas de mine, une créature blessée et vulnérable, qui n’a rien, rien du tout. Qui n’est pas belle, qui est pauvre. Et vulgaire. Mais on est toujours vulgaire quand on est pauvre. Et ce petit animal farouche, disgracieux, il va l’apprivoiser, et se laisser ensorceler, et ils vont aimer et souffrir ensemble.  Lui qui a tout, la réussite professionnelle, l’estime de ses confrères, une épouse charmante, il se vautre dans une sorte de passion charnelle décrite souvent de façon dérangeante et plonge dans une double vie. Rien à voir avec le vaudeville.  On se dit au début que c’est une sorte de démon de la perversité qui s’empare de lui, une fascination de la noirceur, de la laideur,  mais c’est plus compliqué que cela. Ce deuxième pan de sa vie, clandestin, obscur, il comprend que c’est le plus vrai et que le faux, c’est l’autre ( Stavo qui, sprofondato nel silenzio della vita riconosciuta. Qui ero un uomo libero, non avevo bisogno di nascondermi. La gente mi conosceva, mia moglie, mio suocero, tutti mi conoscevano. Eppure ora mi sembrava che fosse questa la vita parallela, non l’altra. Quella con Italia, nei sussurri, nella segregazione, quella era la vita vera. Clandestina, senza cielo, spaventata, ma vera. P 132). Ce qui le relie à cette femme est de l’ordre de l’animalité, ce qui n’exclut pas l’amour. Car il découvre ce que c’est que l’amour « Il corpo può amare ciò che la mente disprezza, Angela ? » Le corps peut-il aimer ce que l’esprit méprise ? p 94. Cette question est déjà une réponse.  Ce roman est une incroyable histoire d’amour, ou plutôt l’histoire d’un amour incroyable (encore qu’on ne sache pas bien ce qu’il faut mettre sous ce mot galvaudé, l’amour…) Mais c’est aussi une histoire de lâcheté, de lâcheté terrible. Un livre bouleversant parce qu’il est aussi irrationnel, aussi compliqué, aussi inexplicable que la vie. Il est électrique, en tout cas je suis sortie de cette lecture complètement sonnée. 

Ce livre a été porté à l’écran en 2004 par Sergio Castellito, le compagnon de Margaret Mazzantini. Je n’ai pas encore vu ce film.




4092010

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d’après une photo de Billy Reeves







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