Giovani come te

2 07 2010

Voilà quelque chose de beau, enfin! Une magnifique poésie sur la jeunesse. Traduction en français dans la suite de l’article.

Une poésie de Rocco Scotellaro, de 1946. Je la préfèrerais amputée de ses trois derniers vers, qui la circonscrivent dans une époque, dans un parti…A voir sur Youtube une série de six vidéos documentaires sur ce poète.

Quanti ne fissi negli occhi
superbi della strada, erranti
giovani come te.
Non hanno in ogni tasca
che mozziconi neri
di sigarette raccattate.
Non sanno che sperdersi
davanti alle lucide vetrine
alle dicende dei bar
ai tram in rapida corsa
alla pubblicità
padrona delle piazze.
Tanto perché il tempo si ammazzi
cantano una qualsiasi canzone,
in cui si chiamano fuorviati, si dicono
amanti del bassifondo
e si ripagano di comprensione.
Una canzone è per covare insano amore
contro le ragazze cioccolato
che sono un po’ le stelle sempre vive
che sono la speranza
d’una vita sorpresa in un sorriso.
E quanti, ma quanti
vorrebbero la luna nel pozzo
una loro strada sicura
che non si rompa tuttora nei bivii.
Quando compiono un gesto il solo gesto
son lì coi mietitori
addormentati ai monumenti
che aspettano la mano sulla spalla
del datore di lavoro.
Sono coi facchini di porto
contenti della faccia sporca
e le braccia penzoloni
dopo che il peso è rovesciato.
Son sprofondati talvolta in salotti
a far orgia di fumo e d’esistenzialismo
giovani malati come te di niente.
Spiriti pronti a tutte le chiamate
angeli maledetti
coscritti e vagabondi,
compagni dei cani randagi,
la nostra è la più sporca bandiera
la nostra giovinezza è
il più crudo dei tormenti.
Or quando la terra accaldata
ci mette addosso la smania del fuoco
nei lunghi meriggi d’estate,
è tempo di crucciarsi
di dir di sì all’Uomo che saremo
e che ci aspetta
alla Cantonata
con falce e libro in mano!
ROCCO SCOTELLARO.le ragazze cioccolato: les filles chocolat! Pour désigner ces filles du Sud à la peau brune, au caractère fort et sucré, amer s’il est fort… 

 

De combien d’entre eux tu soutiens le regard Eux qui ont l’orgueil de la rue, errants 

Jeunes comme toi. Ils n’ont dans leurs poches 

Que les mégots noircis De cigarettes ramassées par terre. 

Ils ne savent que se perdre Devant les vitrines éclatantes 

Devant les potins des bars Devant les trams à la course rapide 

Devant la publicité Qui régente les places. 

Histoire de faire passer le temps Ils chantent une chanson quelconque 

Dans laquelle ils se prétendent fourvoyés, ils se disent Amants des bas-fonds 

Et tout comprendre est leur consolation. Une chanson c’est pour couver cet amour insensé 

Le protéger de ces filles chocolat Qui sont un peu les étoiles toujours vivantes 

Qui sont l’espérance D’une vie surprise dans un sourire. 

Et combien, ô combien Voudraient la lune dans le puits 

Une route à eux bien sûre Dont la trajectoire ne se brise pas en bifurcations.. 

Quand ils accomplissent un geste, le seul geste Ils sont là avec les moissonneurs 

Assoupis près des monuments Qui attendent la main posée sur l’épaule, 

Signe que tu es embauché. Ils sont avec les débardeurs du port 

Contents de leur visage souillé Et les bras ballants 

Une fois le fardeau posé. Ils sont parfois vautrés dans les salons 

A faire orgie de fumée et d’existentialisme Des jeunes malades comme toi de rien. 

Des esprits sensibles à tous les appels Des anges maudits 

Conscrits et vagabonds Compagnons des chiens sans collier, 

notre bannière est la plus sale Notre jeunesse à nous est 

le plus cruel des tourments. Alors quand la terre incandescente 

Allume en nous l’ivresse du feu En ces longs après-midi d’été, 

Il est temps de s’insurger, Et de dire oui à l’Homme que nous serons 

Et qui nous attend A la Cantonade 

Avec à la main la faux et le livre. 


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