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Portrait de Paul Lassey

27072010

imgp2345.jpgwww.paullassey.com

 

 

 




Portrait d’une vieille femme

25072010

imgp2336bis.jpg Crayons de couleurs




22072010

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Giuseppe MILICI

19072010

Vous pourrez découvrir cet harmoniciste sur son site: http://www.giuseppemilici.com
je vous recommande l’écoute de ce titre: Aquilarco n°3, une composition pour harmonica et orchestre qui prouve que cette association insolite peut être saisissante.
Grâce aussi à la page Myspace:

http://www.myspace.com/giuseppemilici
Et enfin grâce aux vidéos sur Youtube. Je vous guide déjà, pour commencer, vers une composition Jazzy intitulée November 64 (c’est la naissance de Milici), puis vers quelque chose de très différent, une reprise de Billie Jean. Cet harmoniciste a du talent autant au chromatique qu’au diatonique. Il a composé quelques musiques de films et collabore avec de nombreux chanteurs.

 

Image de prévisualisation YouTube

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18072010

http://picasaweb.google.fr/felten.annabelle/BerlinJuillet201002?authkey=Gv1sRgCNXFjJWJvN3WVQ&feat=directlink

 Quelques photos choisies d’un petit séjour en Allemagne, à Berlin et dans le Brandebourg.




Concerto brandebourgeois

18072010

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Jeune guitariste allemande. D’après une photo dans un journal brandebourgeois.




Dans un jardin en Allemagne

18072010

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Die Gemäldegalerie

17072010

Formidables collections italiennes (mais aussi de la peinture hollandaise, espagnole, française et allemande) dans ce musée berlinois découvert cette semaine.

Gros coup de coeur pour ces deux tableaux:

titienvnusetcupidonavecunorganiste.jpg

Titien, Vénus avec organiste et Cupidon, 1548.

200603amsterdamcaravaggio.jpg

Michelangelo Merisi dit Le Caravage 1571-1610: l’Amour vainqueur  1602-1603
Huile sur toile, 156 x 113 cm. Peinte pour le marquis Vincenzo Giustiniani, cette toile est souvent désignée par le vers de Virgile « Amor vincit omnia« . Quel air narquois sur le visage de ce petit Cupidon! Il foule aux pieds tous les symboles de la musique, de la guerre et de la littérature, il renverse tout au sol et sourit d’un air provocant et irrésistiblement charmant. La toile fut jugée scandaleuse, intolérable, car ce garçon dont le modèle fut probablement un jeune romain n’a rien des anges éthérés ou des garçons paisibles d’un Botticelli, et les moeurs de Caravage ne plaidaient pas en sa faveur. Il y a l’allégorie, mais tellement plus que l’allégorie, et tous les détracteurs qui ont crié au scandale pédophile et à la pornographie l’ont bien perçu ! Ce gamin est tellement incroyablement humain, vivant, avec ses yeux plissés, sa posture en déséquilibre, son impudeur et son impudence. Il a les ongles des pieds noircis par la saleté, et les plis du ventre sont d’un réalisme étonnant. L’aile caressante et la flèche aiguisée: douceur et douleur. Ce tableau est un hymne au désordre joyeux de l’amour.




Mère Cécilia

5072010

Il faut que je vous fasse partager ça aussi, ce deuxième extrait de La porta dell’acqua (second roman de rosetta Loy, publié en 1976). J’espère que vous serez sensible à cette prose qui est pour moi de la poésie pure, et dont je perçois d’autant mieux l’immense valeur après la lecture du roman de Silvia Avallone (voir article du 2 juillet).

 

Elle était l’intime de cardinaux à calotte de moire, grands dévorateurs de gâteaux, qui venaient une fois l’an apposer l’huile de la confirmation en écrasant lourdement leur pouce sur le front des confirmandes. Après la cérémonie elle les précédait au parloir où un déjeuner était préparé sur une longue table recouverte d’une nappe blanche, ils mangeaient avec lenteur et préciosité en tendant vers l’avant leurs gros ventres violets parsemés de petits boutons, s’interrompant parfois pour offrir au baiser de quelque soeur particulièrement dévote une améthyste enchâssée dans la chair molle de leurs doigts. Porteurs de bénédictions spéciales du Saint-Père, ils venaient assister à notre spectacle de fin d’année, quand nous bondissions d’une énorme boîte en carton habillées en Peaux-Rouges ou en hannetons. Pour l’occasion elle s’asseyait parmi eux en entrouvrant le mica de son regard, antique et vénérable dans la blancheur immaculée de son habit, les mains rétractées telles de petites pattes sur l’or des fauteuils.

Mais dans les grandes occasions, endossant une cape ample comme les ailes de la raie manta, elle voguait au milieu d’un nuage d’encens jusqu’à l’autel et là se prosternait dans un battement étouffé de linge. Les petites flammes des cierges tremblaient autour de son corps étendu, petite colline bossue sur le marbre jaunâtre des dalles. Quand lentement l’encens s’évacuait dehors par les vitraux et que deux soeurs l’aidaient à se remettre debout, sous la cape on entendait le craquement vermoulu et délicat des os, et elle levait un visage où les globes des paupières battaient dans le reflux d’un sang lent, terreux.

Et mère Cécilia attaquait le solo. Sa voix s’élevait par-dessus les autres en agitant les frondaisons de ce paradis où l’ennui et l’extase étaient reproduits en miniature comme les pagodes et les ruisseaux dans les petits jardins chinois. Une voix de tête, affirmée. Les notes se détachaient du rond de sa bouche avec une assurance admirable, alternant les pauses et les cadences en un équilibre qui ignorait l’hésitation. Douce et terrifiante, avec un regard qui s’illuminait, béatifié par sa propre puissance.

Rosetta LOY, traduite par Françoise Brun.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosetta_Loy

http://www.wuz.it/archivio/cafeletterario.it/interviste/loy.html

 




Gute nacht!

5072010

porteeau.jpg

Je propose un extrait d’un petit livre superbe, de Rosetta Loy : La porte de l’eau. Ce bref roman a été traduit par Françoise Brun chez Rivages. Voici un passage que je trouve très proustien : la narratrice (Rosetta Loy probablement, son œuvre étant pour une bonne part autobiographique) évoque  sa vie de petite fille dans un austère pensionnat religieux, et son enfance choyée dans sa maison romaine au milieu d’une  domesticité industrieuse et dévouée. La plus importante de ses bonnes, c’est Anne-Marie, une jeune femme allemande qui veille sur elle avec autant d’affection que de conscience professionnelle. On trouve dans ce texte la tendresse amusée de Marcel pour Françoise, voilà pourquoi je dis que le texte est proustien. En outre, il abonde en petites notes sur des impressions fugaces, des souvenirs associés à des sensations, des parfums, des frôlements. Voici comment la narratrice parle d’Anne-Marie :

Je l’apercevais dans le hall d’entrée au milieu d’un bataillon de bonnes dont les tabliers dépassaient des manteaux, visages informes et banals parmi lesquels elle se détachait avec la splendeur d’un coquelicot.

  

Un jour, la petite fille et sa bonne peuvent  apercevoir, dans la maison d’en face, une scène muette et terrible, que le silence rend encore plus mystérieuse : la naissance d’un petit garçon,  l’agitation autour de la parturiente et du nouveau-né, et surtout  le cordon ombilical coupé aux ciseaux  (voir couverture du livre):

Quand elle se penchait le soir pour me dire bonne nuit, son visage s’approchait des rêves et les pacifiait dans la trame rosée des capillaires. Elle m’effleurait d’un baiser et ses cheveux, longs fils entortillés que je trouvais quelquefois retenus par le peigne dans la salle de bains, me chatouillaient un instant le front. Sa main remontait les couvertures, et la lumière de l’abat-jour, traversant le bleu pâle de son iris, arrivait à la couleur du fond, plus claire, changeante et onirique. «  Jesuskind, iche gehe zur Ruhe/ schliesse mir di Aüglein zu… » récitait-elle les mains jointes, et le Petit Jésus descendait doucement entre ses lèvres un peu gercées pour aller se glisser au milieu des poupées, les pieds nus. Et c’était cela aimer le bon Dieu, ne pas couper les nouveaux-nés, zac ! comme le tailleur de la fable coupe les doigts de Konrad quand il suce son pouce. J’aurais voulu lui demander si c’était le même tailleur qui, chaussant ses lunettes, se penchait sur le nid d’ange. Mais une fois la lumière éteinte ses pas grinçaient encore un instant, fragments ultimes d’une journée qu’elle emportait avec elle dans la grande poche de son tablier pendant que sa silhouette d’amenuisait jusqu’à disparaître, aspirée par l’encre du Gute Nacht, vers les chaussures et les habits à brosser. 

Présentation de l’éditeur Rome à la fin des années trente. Des parents distants et sans tendresse, une éducation stricte sous la houlette de religieuses parfois cruelles poussent une petite fille – dont la solitude est terrifiante – vers la seule personne présente dans sa vie, sa gouvernante allemande, Anne-Marie. Mais cet amour têtu et inconditionnel, comme seuls peuvent en éprouver les enfants, n’est pas réciproque.
Anne-Marie ne ressent qu’indifférence, voire agacement, à son égard. À travers le récit de cet attachement contrarié se glisse, insidieuse, l’Histoire. Au loin, les prémices de la guerre se font sentir. De l’autre côté de la rue, une famille juive vit ses derniers instants de bonheur simple sous les regards d’une petite héroïne fascinée et d’une jeune Allemande à l’hostilité farouche.
Ainsi retrouve-t-on dans La Porte de l’eau, publié une première fois en Italie en 1976, les thèmes qui hanteront toute l’œuvre de la romancière : l’enfance innocente et capricieuse confrontée au monde des adultes et à l’Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale. Rosetta Loy nous offre un chef-d’œuvre de subtilité et de poésie alliées à la précision de son écriture d’une beauté époustouflante. 







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