Pesce veloce del baltico

14 06 2010

 Pesce veloce del baltico dans Chansons italiennes wma 04pescevelocedelbaltico.wma

Vecchi cristalli tintinnano
nel trasandato hôtel,
luci sinistre han le musiche,
non è il «Guglielmo Tell»…
la radio situata nell’angolo
di semioscurità
sembra una pagoda mongola
dell’infelicità…

Da-dam-da-dam…

Viaggiatori di commercio
rifugiatisi quassù,
piccioni dalle ali bagnate,
la pioggia assedia, e non smette più…
guardano a turno il telefono
sempre impassibile,
il loro tempo si sbriciola,
sembra… passabile…

Da-dam-da-dam…

Uno dalla scala a chiocciola
scende da basso e sta
fermo sul legno che scricchiola
per la sua vetustà…
si, venditori, vecchi incantatori,
suggestionatori…
la strada fatta là fuori
è stata percorsa già…

Da-dam-da-dam…

«Pesce Veloce Del Baltico»
dice il menu, che contorno ha?
«Torta Di Mais» e poi servono
polenta e baccalà…,
cucina povera e umile
fatta d’ingenuità
caduta nel gorgo perfido
della celebrità…

Da-dam-da-dam

 

L’une des chansons les plus mélancoliques qui soient. Je vois très bien le décor de cet hôtel miteux, suranné, où plane partout l’odeur de renfermé de la pauvreté,  des vies étriquées…En fait lorsque j’écoute cette chanson, je vois clairement une scène de l’un des épisodes du commissaire Maigret, l’un de ces épisodes où Bruno Kremer incarne cette bonhomie lente mais subtile du commissaire fumeur de pipe. Ce qui me plaît généralement, dans ces adaptations des romans de Simenon, c’est moins l’intrigue (alors que pour un film policier ce devrait être le cas, mais on ne peut pas dire qu’elle soit emballante!) que le soin apporté à la mise en scène, et la parfaite (du moins à mes yeux) reconstitution des années cinquante. Je suis fascinée par ces lumières tamisées, parfois glauques, ces intérieurs étouffants au décor chargé, ces hôtels presque délabrés où le commissaire prend pension généralement, ces villes grisâtres, ces vies grisâtres.  Comme ici dans le texte, où tous les éléments concourent à donner une impression de quasi suffocation:  l’escalier en colimaçon qui grince, le cristal poussiéreux qui tinte, l’aubergiste qui s’ennuie, le voyageur de commerce qui médite sur sa vie (ratée)…Rien à voir avec les séries policières américaines où tout flashe à toute vitesse, les images, les informations, où les enquêtes sont résolues en un examen de coton-tige. Ici on a une sorte de vertige de la lenteur. Une torpeur, même. Que je retrouve dans cette belle chanson triste. 


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