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24022010

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Sonny Boy?

19022010

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17022010

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Buongiorno

17022010

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Ormai è tardi

14022010

Ormai è tardi dans Chansons italiennes wma ormaitardiqu.wmaE non sai il perché, non sai più il perché, il perché di che? “lascia che ti guardi” “Ormai, ormai è tardi.” Addio padre e madre addio che per la guerra mi tocca di partir ma ch’è pur triste il mio destino che per l’Italia mi tocca di morir. Quando fui stato in terra austriaca subito l’ordine a me arrivò mi dà l’assalto la baionetta in canna che addirittura un macello diventò. E fui ferito, ma una palla al petto e i miei compagni li vedo a fuggire io per terra rimasi costretto mentre quel chiodo lo vedo a venir.  “Fermati o chiodo io sto per morire pensa a una moglie che piange per me” ma quell’infame dal cuore crudele col suo pugnale morire mi fé.  Sian maledetti quei giovani studenti che hanno studiato e la guerra voluto han trascinato l’Italia nel lutto, per cento anni dolor sentirà !

Ce chant de cantastorie (un chanteur spécialisé dans la narration d’histoires) évoque l’entrée de l’Italie dans la première guerre mondiale. C’est une chanson qui se fait l’écho du camp neutraliste, opposé au camp interventionniste partisan de l’entrée en guerre. Le 23 mai 1915 L’Italie déclare la guerre à une puissance à laquelle elle était liée un an plus tôt: L’Autriche-Hongrie. Ce revirement face à un allié qu’elle n’a d’ailleurs jamais porté dans son coeur est permis par des accords passés un mois plus tôt à Londres avec la Triple Entente. Cette dernière a su tirer parti des ambitions régionales de l’Italie concernant certaines régions d’Autriche-Hongrie, notamment l’Istrie. Initialement membre de la Triple Alliance, l’Italie n’était jusqu’ici pas entrée en guerre: jugeant que ses alliés étaient les agresseurs, elle n’avait aucune obligation envers eux.

Chanteurs : Germana Mastropasqua, Flaviana Rossi, Michele Manca, Xavier Rebut. (album Un altro modo è possibile, du Quartetto Urbano .) 




Rupture

13022010

Au mocassin le verbe

 

Tu me suicides, si docilement

Je te mourrai pourtant un jour.

Je connaîtrons cette femme idéale

et lentement je neigerai sur ta bouche

et je pleuvrai sans doute même si je fais tard, même si je fais beau temps

Nous aimez si peu nos yeux

et s’écroulerai cette larme sans

raison bien entendu et sans tristesse.

sans.

Robert DESNOS.




Chamaillerie

13022010

Isabelle et Marie

 Isabelle rencontra Marie au bas de l’escalier:

« Tu n’es qu’une chevelure ! lui dit-elle

- et toi une main

-main toi-même, omoplate !

- omoplate? c’est trop fort, espèce de sein!

- Langue ! dent ! pubis!

-oeil!

- cils ! aisselle ! rein !

-gorge!…oreille !

-Oreille? moi? regarde-toi, narine !

-non mais, vieille gencive !

-doigt !

-con!

Robert DESNOS, 31 mai 1923




Eleonora Fonseca Pimentel

11022010

Eleonora Fonseca Pimentel dans Chansons italiennes wma donnaelenoraeugeniobennato.wma

Chanson d’Eugenio Bennato.

 

 Donna Eleonora nun è ghiuta ‘o Teatro
è rimasta fora ‘miezo a via
tra e disoccupati organizzati
guardati a vista d’a polizia
Donna Eleonora nun ce steva ‘o San Carlo
‘mmiezo a gente assettata ca nun abballa
steva cu e guagliune ‘e l’Officina
fatti a ttammorra fatti a vvino

Dint’o Teatro pe Donna Eleonora
è o Setteciento ca se sona ancora
a stessa musica a stessa gente
nun è cagnato o riesto ‘e niente
Dint’o Teatro tutto tale e quale
e stessi ffacce dint’o palco reale
a stessa musica a stessa storia
o Rre sta dinto e o popolo fora
Tutte e signure dint’o teatro
tutte e ttammorre d’e ttammurriate
pe’ chi sta fora pe’ chi sta fora
Pe’ tutt’a musica ‘e contrabbando
pe’ l’africano pe’ l’emigrante
pe’ tutta a gente ‘e donna Eleonora
Donna Eleonora forse nun c’è mai stata
forse è nu nomme che ci’ammo ‘nventato
forse è sultanto n’illusione
d’o Settecientonuvantanove
E si è na musica ‘Onna Eleonora
è na tammorra ca sona ancora
è tutt’a musica ‘e miezo a via
d’o popolo sujo d’o popolo mio

(Donna Eleonora, donna Eleonora Nascette portoghese da Lisbona
e a Napule campaie Donna Eleonora
murette quanno a Napule se more
o Millesettecientonuvantanove)
Donna Eleonora nun è ghiuta ‘o Teatro
è rimasta fora ‘miezo a via
tra e disoccupati organizzati
guardati a vista d’a polizia
Donna Eleonora nun ce steva ‘o San Carlo
‘mmiezo a gente assettata ca nun abballa
steva cu e guagliune ‘e l’Officina
fatti a ttammorra fatti a vvino

“Eleonora ’99” o “Donna Eleonora”,  di Eugenio Bennato,  Tarantapower, 2000   

  Naples, XVIIIème siècle finissant. Donna Eleonora Fonseca Pimentel n’est pas une illusion, elle a bel et bien existé. Elle naît à Rome en 1752  de parents portugais (Lopez). La famille s’installe à Naples. Cette enfant d’un milieu aristocratique démontre une précocité intellectuelle et des dispositions pour la littérature et la poésie, à laquelle elle va se consacrer, mais sa formation répond aux exigences de l’Encyclopédie puisqu’on lui enseigne aussi bien un savoir technique : mathématiques, astronomie, minéralogie, droit, économie,  vulcanologie, tout cela la passionne aussi. Dans un climat de fêtes où la bonne société fréquente les théâtres, les concerts, le constat est que ce qui caractérise cette société parthénopéenne, c’est l’immobilisme : les mêmes gens, la même musique, éternellement. Sur la scène (politique bien évidemment) les visages ont beau changer, c’est la même façon de gouverner…  e stessi ffacce dint’o palco reale /a stessa musica a stessa storia
o Rre sta dinto e o popolo fora /Tutte e signure dint’o teatro

Eleonora Fonseca Pimentel épouse le capitaine Pasquale Tria de Solis, mais il s’agit d’une union malheureuse et les événements qui scandent la vie de cette femme sont tous tragiques : elle connaît la douleur de perdre son fils premier-né, puis ne porte pas sa deuxième grossesse à terme en raison des mauvais traitements que lui inflige son époux ; Elle finit, au bout de huit années, par se séparer de ce militaire brutal, ce qui à l’époque, on peut le concevoir, voue une femme aux gémonies. Elle se consacre aux activités intellectuelles, et en tant que  correspondante de Goethe et de Voltaire, c’est une femme des Lumières, émancipée et lettrée, qui sort de sa minorité (les Lumières pour Kant, c’est cela : « sortir de sa minorité »). Durant sa vie conjugale elle s’était ingéniée à trouver de quoi payer son abonnement à l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, car son mari voyait d’un mauvais œil ces acitivités peu…domestiques. Faisant siens les idéaux de la Révolution française, dans Naples agitée d’une ferveur révolutionnaire, elle prend fait et cause pour le petit peuple opprimé. La toute jeune République française voit en elle une meneuse, et le régime des Bourbons l’inscrit dans son registre des personnes à surveiller. Elle fonde Il Monitore Napoletano, un journal qu’elle dirige et dans lequel elle pratique une méthode de journalisme très avant-gardiste, se servant de cette tribune pour diffuser ses idéaux démocratiques. En raison de ses idées, en raison de son combat en faveur des opprimés, des minorités, des étrangers (« pe l’africano, l’emigrante, pe tutta la gente”) elle est arrêtée en 1798 mais l’année suivante, le roi et sa cour s’enfuient à Palerme. Il s’ensuit une  période d’anarchie populaire dont elle profite, puisqu’elle est libérée de prison. Liberté provisoire, puisqu’en 1799 elle est à nouveau emprisonnée à la Vicaria puis au Carmine, où elle endure la faim, la saleté, l’isolement. Un procès expéditif la déclare coupable de trahison et, avec d’autres personnes illustres telles que Gennaro Serra, Giuliano Colonna et le prince de Torella, elle monte sur l’échafaud le 20 août 1799. C’est avec un courage qui force l’admiration qu’elle offre son cou à son bourreau Tommaso Paradiso (l’ironie de ce nom !) après avoir prononcé ces mots  « Forse un giorno gioverà ricordare tutto questo ». 

Elle demeure donc une figure très importante et il n’est pas étonnant que la féministe Maria Antonietta MACIOCCHI lui ait consacré un livre (une biographie). De même, il me semble que ce personnage a pas mal inspiré Dacia MARAINI pour son personnage de Marianna dans La vie silencieuse de Marianna Ucrìa (somptueux roman ! La lunga vita di Marianna Ucrìa. On peut aussi se douter que ce prénom, Marianne, a été choisi en hommage aux idéaux de la république française). Sulla sua vita è stato girato un film, “Il resto di niente”, del 2004. Un film inspiré de sa vie est sorti sur les écrans en 2004 : Il resto di niente. D’après le roman éponyme d’Enzo STRIANO. 

1) Dossier très complet, en français , dans Annales Historiques de la révolution française :  http://ahrf.revues.org/6363 

 2) dossier en italien : http://scienzaa2voci.unibo.it/scheda.asp?scheda_id=117  (in italiano) 

3) deuxième dossier en italien :  http://www.letteraturaalfemminile.it/eleonora_de_fonseca_pimentel.htm    




Horriblement beau

11022010

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Tim Burton, 1982. Avec un clin d’oeil à Edgar Poe (The Raven)…

Dans le même style que Billy Brouillard, cette histoire d’un enfant incompris qui vit dans un monde à lui, peuplé de monstres, de zombies, de créatures abjectes, dans les nuées qui s’élèvent des tombes la nuit et qui font la vie palpitante, haletante, frissonnante.

Vincent Maloy è un bravo bambino/Ha sette anni ed è assai perbenino

Per la sua età ha virtù assai rare / ma a Vincent Price vuol somigliare.

Ha un gatto un cane ed una sorella /ma vuole soltanto una vita più bella

In orridi antri per meglio sognare/ con rettili e topi vorrebbe abitare

con loro vivrebbe incredibili orrori /sentendosi preda di ghiacci sudori.

Vagare vorrebbe in tenebra oscura / sfidando pericoli senza paura.

Con larghi sorrisi accoglie la zia/ Né mai vorrebbe lasciarla andar via:

immagina  infatti con grande piacere/ di farne una statua per il museo delle cere…

Sevizia ogni giorno il suo cane Aber Crombie / sperando di trarne un orribile zombie

col quale poter nella nebbia vagare/per fare poi strage di vittime ignare

Non vuole soltanto incuter paura / adora egualmente lettura e pittura

Pinocchi e fatine non legge però /Lui adora soltanto i racconti tipo…

Una notte leggendo alla fievole luce / fece un sobbalzo a una storia sì truce

La giovane moglie che tanto adorava /Giaceva ancor viva nella sua bara !

Con impeto folle si mise a scavare / quell’orrido dubbio voleva fugare

ma ciò che scavava scopriva in realtà / era solo l’aiuola  che amava mamma

In camera chiuso si ritrovò / ed  d’esser recluso si immaginò

il solo conforto in tanto dolore / era il ritratto del grande suo amore…

Mentre languiva  angosciato  e disfatto / la madre arrivò e lo colse sul fatto.

Disse  » se vuoi puoi andare a giocare, fuori c’è il sole, ti devi svagare »

Tentò di parlare ma gli mancò il fiato / la triste prigione lo aveva fiaccato

Scrisse « Son vittima di una magia / da questa torre non potrò mai andar via « 

La madre rispose: « Ma che prigioniero! /  via dalla testa questo sciocco pensiero!

Non sei Vincenti Price, sei Vincent Maloy/dovrai pur comprenderlo no, prima o poi?

Non sei né pazzo né   tormentato / la vita non ti ha nancora neanche sfiorato

Sei solo un bambino di sette anni, / Va a divertirti e lascia gli affanni

La mamma calmata la stanza lasciò /e Vincent, distrutto, al muro si appoggiò

Fu allora che tuto si mise a tremare /e dalla pazzia si lasciò trasportare/

Udì Aber Crombie il suo cane latrare/sentì la sua moglie dalla tomba chiamare

 orrende cose la donna chiedeva /e con mani scheletriche si protendeva !

L’orrore suo esplose in risata assordante / che in breve divenne un urlo agghiacciante

In preda a follia alla porta arrivò /  ma lì senza vita al suol si accasciò !

Con flebile voce il ragazzo citò / le parole del Corvo  di Edgar Allan Poe

« l’anima mia da quell’ombra laggiù /non si solleverà mai più, mai più, mai più… »




Omo se nasce , brigante se more

11022010

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(testo: Anonimo – musica: Eugenio Bennato)

 

Ammo pusato chitarre e tamburo
ca’ chesta musica s’adda cagnà.
Simmo briganti e facimm’ paura,
e cu ‘a scupetta vulimmo cantà.

E mo cantammo ‘sta nova canzone,
tutta la gente se l’adda ‘mpara.
Noi combattemo pe’ o re Burbone
ma ‘a terra ‘a nostra e nun s’adda tuccà.

Tutte e paise d’a Basilicata
se so scetati e vonno luttà,
pure ‘a Calabria mo s’è arrevotata;
e stu nemico ‘o facimmo tremmà.

Chi a visto o lupo e s’è miso paura,
nun sape buono qual’è a verità.
O vero lupo ca magna ‘e creature,
e ‘o piemontese c’avimma caccià.

Femmene belle ca date lu core (ou chetate lu core),
si lu brigante vulite salvà;
nun lu cercate scurdateve ‘o nome;
cai ce fà guerra nun tene pietà.

Omo se nasce, brigante se more,
ma fino all’ultimo avimma sparà.
E se murimmo menate nu ciore
e na preghiera pe’ ‘sta libertà.
 







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