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Every breath you take

30012010

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Encore Koyunbaba

29012010

Joué par le maître en personne!

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Apprenti photographe

27012010

Par un hasard finalement amusant, j’ai été amenée à entrer en contact avec un lointain cousin, lointain dans l’espace, (mais pas tant que ça) et dans l’arbre généalogique (mais pas tant que ça). Pour la simple raison que Paul Lassey, l’harmoniciste chez qui je suis allée – et chez qui je retournerai probablement- m’a parlé de lui. « Ben…tu as le même nom de famille que lui!  » Car Ben joue de l’harmonica!

C’est rigolo…Je n’ai pas revu Benoit depuis…1992, je dirais, et nous nous connaissons très peu. Ces jours derniers, j’ai pu observer tout un tas de coïncidences amusantes, de personnes dont je faisais la connaissance, qui elles-mêmes connaissaient un tel qui …etc!

Du coup, je suis allée explorer son site Musical Ramblings, conseillée par Paul Lassey.

Je renvoie donc ici à ces pages qui fourmillent d’infos musicales (lien ci-contre/ECOUTER) , mais surtout à son site de photos, l’Apprenti photographe:

http://www.harmonica.typepad.com/apprentiphotographe/

Il ne s’agit pas de népotisme  éhonté (‘cousinisme’, il faudrait dire) : les photos sont belles!




Réalisme

26012010

Réalisme: Art de dépeindre la nature telle qu’elle est vue par les crapauds. Charme qui ressort d’un paysage peint par une taupe, ou d’une histoire écrite par un asticot. Ambrose Bierce Le dictionnaire du diable.

C’est désopilant ! Et fort injuste, outre que méchant. Mais c’est tout Ambrose Bierce, ça! Un écrivain obscur (mais lumineux!), obscur parce que fort peu lu. Je viens de le découvrir. Il faut que je le lise en anglais. C’est quelqu’un qui en a bavé, vraiment, et à qui l’on doit ce genre de  petites phrases assassines: Politesse: la forme la plus acceptable de l’hypocrisie. Ou: Patience : forme mineure de désespoir, déguisée en vertu.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrose_Bierce




Paul Lassey

24012010

Voilà…je m’y remets! A l’harmonica…Mon petit Marine Band en do laissé piteusement au fond d’un tiroir durant des lustres. Après avoir visité le fabuleux site de Paul Lassey, on ne peut qu’avoir l’envie de se (re)mettre à l’instrument.  Hier, je suis allée à un stage organisé à son domicile: c’est instructif, amusant, encourageant. Tant de talent et de patience au service d’aspirants (dans les deux sens du terme) harmonicistes!

Sur son site, d’une générosité incroyable, vous pouvez écouter les morceaux qu’il joue. Il donne tous les secrets pour jouer…mieux que mal, et pour progresser!

Quelle chance: il habite tout près de chez moi! J’ai bien sûr vu en cela un signe supplémentaire pour me dire: il faut y aller, là!

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http://www.coursdharmonica.fr

http://www.paullassey.com

il contribue aussi à http://www.harmopoint.com

 

http://www.myspace.com/paullassey




Maisons-chapeaux, maisons-peignoirs…

22012010

Devant une société encore vivante et fidèle à sa tradition, le choc est si fort qu’il déconcerte: dans cet écheveau aux mille couleurs, quel fil faut-il suivre d’abord et tenter de débrouiller? En évoquant les Bororo qui furent ma première expérience de ce type, je retrouve les sentiments qui m’envahirent au moment où j’entamai la plus récente, parvenant au sommet d’une haute colline dans un village kuki de la frontière birmane, après des heures passées sur les pieds et les mains à me hisser le long des pentes, transformées en boue glissante par les pluies de la mousson qui tombaient sans arrêt : épuisement physique, faim, soif et trouble mental, certes; mais ce vertige d’origine organique est tout illuminé par des perceptions de formes et de couleurs; habitations que leur taille rend majestueuses en dépit de leur fragilité, mettant en oeuvre des matériaux et des techniques connues de nous par des expressions naines : car ces demeures, plutôt que bâties, sont nouées, tressées, tissées, brodées et patinées par l’usage; au lieu d’écraser l’habitant sous la masse indifférente des pierres, elles réagissent avec souplesse à sa présence et à ses mouvements; à l’inverse de ce qui se passe chez nous, elles restent toujours assujetties à l’homme. Autour de ses occupants , le village se dresse comme une légère et élastique armure; proche des chapeaux de nos femmes plutôt que de nos villes : parure monumentale, qui préserve un peu de la vie des arceaux et des feuillages dont l’habileté des constructeurs a su concilier la naturelle aisance avec leur plan exigeant.

La nudité des habitants semble protégée  par le velours herbu des parois et la frange des palmes : ils se glissent hors de leurs demeures comme ils se dévêtiraient de géants peignoirs d’autruche. Joyaux de ces écrins duveteux, les corps possèdent des modelés affinés et des tonalités rehaussées par l’éclat des fards et des peintures, supports – dirait-on – destinés à mettre en valeur des ornements plus splendides : touches grasses et brillantes des dents et crocs d’animaux sauvages, associées aux plumes et aux fleurs. Comme si une civilisation entière conspirait dans une même tendresse passionnée pour les formes, les substances et les couleurs de la vie; et, pour retenir autour du corps humain sa plus riche essence, s’adressait  – entre toutes ses productions – à celles qui sont au plus haut point durables ou bien fugitives, mais qui, par une curieuse rencontre, en sont les dépositaires privilégiées.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, chp. XXII Bons sauvages.

bororo.jpg Une photo prise par Claude Lévi-Strauss en 1936 chez les Bororo. Cet homme qui parlait portugais était l’un des informateurs privilégiés de l’ethnologue.

180pxbororo001.jpg Indien Bororo aujourd’hui.

Les Bororos également connus sous le nom de « Coroados » ou « Parrudos » sont une tribu indigène amazonienne brésilienne de l’État du Mato Grosso. Le nom de Bororos leur a été donné par les colons.

Leur population n’était plus que de 1024 personnes en 1997  et serait aujourd’hui de moins de 1000 personnes qui vit surtout au Mato Grosso et goias occidental au Brésil et peu en Bolivie.

http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/sciences-humaines/video/I06290906/claude-levi-strauss-a-propos-de-sa-rencontre-avec-la-tribu-des-bororos.fr.html

 




Claude Lévi-Strauss

20012010

tristestrop.jpg

L’humanité s’installe dans la mono-culture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat.

Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques.

levistrauss1.jpg

Un livre passionnant qui fut écrit dans  une sorte de jaillissement irrépressible par Claude Lévi-Strauss, à une période inquiète de sa vie. Publié en 1955, c’est ce livre atypique, brillant, foisonnant, plus que ses autres travaux qui le révéla au grand public.

Cet ethnographe mort centenaire en novembre 2009 a vulgarisé cette discipline, qu’il a pratiquée en y mêlant tous les innombrables aspects de sa personnalité, car philosophe de formation, il  fut aussi photographe amateur, critique d’art, poète, explorateur, et je crois bien n’avoir jamais touvé chez aucun écrivain un esprit aussi méthodique et clair associé à tant de sensualité. Il décrit les odeurs, les parfums comme personne. Lorsqu’il approche des côtes du continent américain, en 1935, par voie de mer (une expérience que plus personne n’est susceptible de vivre), lorsqu’il approche cette longue Cordillère de l’Amérique latine, ce sont d’abord ses parfums qu’il décrit. De même dans les marchés de Calcutta, dans la dense forêt brésilienne… Je suis complètement envoûtée par cet homme, par ses livres, par les entretiens filmés que l’on peut trouver de lui, et dans lesquels on est subjugués par sa pensée lumineuse, son éloquence, son charme. Je l’imagine dans le Mato Grosso, sous sa tente de fortune, tel qu’on peut le voir sur certaines photos de l’époque où, comme une sorte d’ Indiana Jones philosophe, il partage la vie des tribus indiennes, les étudie, les photographie, dessine leurs parures et leurs scarifications ornementales, partage leurs repas et leurs rites, se mêle à leur vie sans le moindre complexe de supériorité, pour nous faire comprendre cette « pensée sauvage » qui n’est pas  « la pensée des sauvages ». Je trouve que ce titre de Pensée sauvage s’applique à merveille à toute son oeuvre, buissonnière sans  être désordonnée, scientifique sans être jamais austère, picturale et non pittoresque, intellectuelle et profondément sensuelle.




Tombeau d’Achille

16012010

Un livre de Vincent Delecroix, paru chez Gallimard, collection L’Un et l’Autre.

Ce livre est éblouissant! Comme Achille aux pieds légers, son héros gigantesque, Vincent Delecroix écrit d’une foulée légère, et c’est une course à perdre haleine au rythme de ce brillant essai qui est aussi un hymne à l’enfance, à ses héros, à ses modèles que sont les demi-dieux. Pour les petits garçons d’aujourd’hui, les héros s’appellent Spiderman, Zorro, Superman, mais la relation est la même, et ce livre peut toucher une femme, aussi, la preuve, car Vincent Delecroix est un très grand écrivain. Il nous parle d’Achille, mais ce n’est pas seulement le demi-dieu. C’est peut-être l’absolu, la Beauté, l’éternité, la grandeur, en somme ce vers quoi chacun veut tendre comme vers une lointaine étoile.

 

http://videos.tf1.fr/infos/2009/delecroix-ma-relation-avec-achille-4378569.html







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