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Ferdinando Scianna

24112009

ferdinandoscianna1.jpg

Un magnifique photographe sicilien, découvert à PAris (Maison de la photographie), fin septembre.

un texte écrit par Manuel Vasquez Montalbàn sur Ferdinando Scianna:

http://www.vespito.net/mvm/scianna.html

http://www.nital.it/sguardi/44/scianna.php




Machiavel, le discours de la guerre

24112009

Conférence de JC Zancarini et JL Fournel, qui furent mes professeurs. Deux heures de conférence!  (mais on peut couper par chapitre).

http://www.canal-u.tv/producteurs/ens_lsh_canal_philo/dossier_programmes/colloque_les_discours_du_politique/le_discours_de_la_guerre




L’abbigliamento di un fuochista

20112009

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Figlio con quali occhi,
con quali occhi ti devo vedere,
coi pantaloni consumati al sedere
e queste scarpe nuove nuove.
Figlio senza domani,
con questo sguardo di animale in fuga
e queste lacrime sul bagnasciuga
che non ne vogliono sapere.

Figlio con un piede ancora in terra
e l’altro già nel mare
e una giacchetta per coprirti
e un berretto per salutare
e i soldi chiusi dentro la cintura
che nessuno te li può strappare,
la gente oggi non ha più paura,
nemmeno di rubare.

Ma mamma a me mi rubano la vita
quando mi mettono a faticare,
per pochi dollari nelle caldaie,
sotto al livello del mare.
In questa nera nera nave che mi dicono
che non può affondare,
in questa nera nera nave che mi dicono
che non può affondare.

Figlio con quali occhi
e quale pena dentro al cuore,
adesso che la nave se ne è andata
e sta tornando il rimorchiatore.
Figlio senza catene,
senza camicia, così come sei nato,
su questo Atlantico cattivo,
figlio già dimenticato.

Figlio che avevi tutto
e che non ti mancava niente
e andrai a confondere la tua faccia
con la faccia dell’altra gente
e che ti sposerai sicuramente
in un bordello americano
e avrai dei figli da una donna strana
e che non parlano l’italiano.

Ma mamma io per dirti il vero,
l’italiano non so cosa sia,
e pure se attraverso il mondo
non conosco la geografia.
In questa nera nera nave che mi dicono
che non può affondare,
in questa nera nera nave che mi dicono
che non può affondare.
Francesco De Gregori (ici avec Gianna Marini)

La chanson raconte l’histoire d’un jeune ouvrier italien qui part travailler dans les cales d’un immense paquebot transatlantique, comme ouvrier qui alimente les chaudières (autrement dit chauffeur) car il ne peut s’offrir le billet pour une traversée. Mais il ne recevra pour salaire qu’une poignée de dollars. Ce n’est qu’un misérable ouvrier mal accoutré et aux abois. Il se prépare à partir, plein de fol espoir, pour les Etats-Unis, sous les yeux émus de sa mère. Elle se désole de le voir si pauvrement vêtu (i pantaloni consumati al sedere) mais il a tout de même une paire de chaussures flambant neuves pour poser bientôt dignement ses pieds sur le sol américain. Elle aimerait le retenir, ce pauvre fils, vers quoi s’en va-t-il comme cela, lui à qui, dit-elle, il ne manquait rien ! Quelle idée d’aller chercher là-bas une femme (de mauvaise vie, pour sûr!), une femme bizarre (una donna strana) qui lui donnera des enfants qui ne parleront même pas l’italien! Mais lui, l’italien, il ne sait pas ce que cela veut dire. »Ma mamma io per dirti il vero, l’italiano non so cosa sia. » Il n’est déjà plus de cette terre. Le voilà parti dans ce grand navire tout noir dont on lui assure « che non può affondare », qu’il ne peut pas sombrer. Le paquebot qui est déjà loin, qui a emmené ce fils dont elle pressent qu’elle ne le verra plus, qu’il finira dans le lit profond de cet océan impitoyable, ce paquebot s’appelle le Titanic.




La fabbrica

20112009

usinelanuit.jpg

Usine la nuit. Dimensions 65×54, huile sur panneau de bois. Natalie de Vilmorin

Les usines

Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
Et se mirant dans l’eau de poix et de salpêtre
D’un canal droit, marquant sa barre à l’infini, .
Face à face, le long des quais d’ombre et de nuit,
Par à travers les faubourgs lourds
Et la misère en pleurs de ces faubourgs,
Ronflent terriblement usine et fabriques.

Rectangles de granit et monuments de briques,
Et longs murs noirs durant des lieues,
Immensément, par les banlieues ;
Et sur les toits, dans le brouillard, aiguillonnées
De fers et de paratonnerres,
Les cheminées.

Se regardant de leurs yeux noirs et symétriques,
Par la banlieue, à l’infini.
Ronflent le jour, la nuit,
Les usines et les fabriques.

Oh les quartiers rouillés de pluie et leurs grand-rues !
Et les femmes et leurs guenilles apparues,
Et les squares, où s’ouvre, en des caries
De plâtras blanc et de scories,
Une flore pâle et pourrie.

Aux carrefours, porte ouverte, les bars :
Etains, cuivres, miroirs hagards,
Dressoirs d’ébène et flacons fols
D’où luit l’alcool
Et sa lueur vers les trottoirs.
Et des pintes qui tout à coup rayonnent,
Sur le comptoir, en pyramides de couronnes ;
Et des gens soûls, debout,
Dont les larges langues lappent, sans phrases,
Les ales d’or et le whisky, couleur topaze.

Par à travers les faubourgs lourds
Et la misère en pleurs de ces faubourgs,
Et les troubles et mornes voisinages,
Et les haines s’entre-croisant de gens à gens
Et de ménages à ménages,
Et le vol même entre indigents,
Grondent, au fond des cours, toujours,
Les haletants battements sourds
Des usines et des fabriques symétriques.

Ici, sous de grands toits où scintille le verre,
La vapeur se condense en force prisonnière :
Des mâchoires d’acier mordent et fument ;
De grands marteaux monumentaux
Broient des blocs d’or sur des enclumes,
Et, dans un coin, s’illuminent les fontes
En brasiers tors et effrénés qu’on dompte.

Là-bas, les doigts méticuleux des métiers prestes,
A bruits menus, à petits gestes,
Tissent des draps, avec des fils qui vibrent
Légers et fin comme des fibres.
Des bandes de cuir transversales
Courent de l’un à l’autre bout des salles
Et les volants larges et violents
Tournent, pareils aux ailes dans le vent
Des moulins fous, sous les rafales.
Un jour de cour avare et ras
Frôle, par à travers les carreaux gras
Et humides d’un soupirail,
Chaque travail.
Automatiques et minutieux,
Des ouvriers silencieux
Règlent le mouvement
D’universel tictacquement
Qui fermente de fièvre et de folie
Et déchiquette, avec ses dents d’entêtement,
La parole humaine abolie.

Plus loin, un vacarme tonnant de chocs
Monte de l’ombre et s’érige par blocs ;
Et, tout à coup, cassant l’élan des violences,
Des murs de bruit semblent tomber
Et se taire, dans une mare de silence,
Tandis que les appels exacerbés
Des sifflets crus et des signaux
Hurlent soudain vers les fanaux,
Dressant leurs feux sauvages,
En buissons d’or, vers les nuages.

Et tout autour, ainsi qu’une ceinture,
Là-bas, de nocturnes architectures,
Voici les docks, les ports, les ponts, les phares
Et les gares folles de tintamarres ;
Et plus lointains encor des toits d’autres usines
Et des cuves et des forges et des cuisines
Formidables de naphte et de résines
Dont les meutes de feu et de lueurs grandies
Mordent parfois le ciel, à coups d’abois et d’incendies.

Au long du vieux canal à l’infini
Par à travers l’immensité de la misère
Des chemins noirs et des routes de pierre,
Les nuits, les jours, toujours,
Ronflent les continus battements sourds,
Dans les faubourgs,
Des fabriques et des usines symétriques.

L’aube s’essuie
A leurs carrés de suie
Midi et son soleil hagard
Comme un aveugle, errent par leurs brouillards ;
Seul, quand au bout de la semaine, au soir,
La nuit se laisse en ses ténèbres choir,
L’âpre effort s’interrompt, mais demeure en arrêt,
Comme un marteau sur une enclume,
Et l’ombre, au loin, parmi les carrefours, paraît
De la brume d’or qui s’allume.

Emile Verhaeren. Les villes tentaculaires




15112009

jhomme1.jpg




Mahjong

14112009

JEU 1:

http://orange.king.com/opengame_play.jsp?language=en_US&game=mahjong

J’adore ce jeu…

 JEU 2:

http://www.mahjonggames4all.com/game.php?spel=Mahjong+Empire&game=47

JEU 3 (pour enfants):

http://www.jeux.fr/jeu/Dream-Pet-Link.html

JEU 4 (pour enfants Niveau très facile initiation)

http://jeux-de-mahjong.com/jeux/mahjong-enfant.php

Le Mah-Jong est le jeu national en Chine. Il est parfois aussi appelé le jeu chinois des quatre vents.

mahjong.jpg

De nombreuses théories quant à ses origines existent, mais aucune n’est plus fiable ou plus valable qu’une autre. On croit savoir que le jeu découle d’un jeu de cartes ancien et comportait à ses origines quarante pièces appelées Pai (prononcer paille) (en français, le terme le plus souvent employé est tuile, c’est celui que nous utiliserons ici) lesquelles étaient tout à fait différentes du jeu d’aujourd’hui.

Au XVIIIème siècle le nombre de tuiles augmenta pour atteindre les 108 tuiles, lesquelles représentaient les portraits des 108 brigands d’un roman fameux de l’époque.

Au fil du temps, le nombre de tuiles augmenta encore pour atteindre les 160 tuiles, avec toutes sortes de tuiles de bonus, y compris les tuiles de fleurs. Des réformistes apparurent et limitèrent le nombre de tuiles du jeu pour le rendre plus attractif. Les règles du jeu furent alors entérinées et scellées jusqu’à ce jour. Les tuiles de fleurs telles que nous les connaissons encore aujourd’hui sont des vestiges de cette période antérieure aux réformes.

Le Mah Jong fut introduit au Japon en 1907 pour la première fois et jouit immédiatement d’un succès grandissant jusqu’en 1929. De nombreux clubs de Mah Jong furent créés dans les grands centres urbains et des compétitions furent organisées entre la Chine et le Japon. Suite à la guerre sino-japonaise le jeu fut dûment interdit mais à la fin de la guerre, l’interêt du public pour ce jeu refit surface et il devint encore plus populaire qu’il ne le fut avant guerre.

source: www.desordre.net

Le Mah-Jong se joue avec 144 tuiles (32 Honneurs et 108 tuiles ordinaires) :
• 8 Honneurs suprêmes : 4 fleurs (fleur de prunier, orchidée, chrysanthème et bambou) et 4 saisons (printemps, été, automne, hiver)
• 12 Honneurs supérieurs : les dragons rouge, vert et blanc, chacun en 4 exemplaires
• 16 Honneurs simples : les Vents d’Est, du Sud, d’Ouest et du Nord chacun en 4 exemplaires

• 36 Cercles
• 36 Bambous
• 36 Caractères
Il s’agit de séries numérotées de 1 à 9, chacune en 4 exemplaires.
Les boîtes de mah-jong contiennent entre 2 et 6 dés ainsi que 4 tuiles servant de joker.

Voici une page qui vous donnera tous les renseignements utiles sur les règles et sur l’histoire de ce jeu. http://www.jeudemahjong.com/mahjong.php?id=3

De nombreux traités existent, mais que cela ne dissuade pas ceux qui préfèrent s’adonner à une pratique simplifiée. Pour ma part je joue au mahjong solitaire, et les règles pour cette forme de jeu sont d’une simplicité enfantine. En vérité c’est ma copine Anne qui me l’a fait découvrir, et je trouve à cette activité d’indéniables vertus antistress.




Sir John Smith his almain

8112009

Image de prévisualisation YouTube




En panne…

7112009

Que m’arrive-t-il ?!! Quelque chose que je n’ai jamais connu: je n’arrive plus à lire. Je ne compte plus les livres commencés et pas terminés ces derniers temps, parce qu’il y a de tels parasites, un tel brouillage pendant que je m’efforce de lire, que cela m’empêche tout simplement d’avancer. Je crois être en train de lire et quelques pages plus loin je suis bien forcée de constater que c’est vers autre chose que mes pensées ont erré lamentablement, sans vouloir se fixer sur l’histoire. Faut-il incriminer la mauvaise qualité des livres, leur difficulté ? Pour certains: affronter Ulysse de Joyce ce n’est pas rien, ni Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry (l’auteur lui-même dans sa préface avertit qu’il pourrait s’agir d’un livre « assommant »); mais pour les autres, je ne m’en prends qu’à moi-même. Alors tant pis, pour quelque temps, pas de chroniques littéraires sur ce blog. Parmi les droits imprescriptibles du lecteur, il y a aussi celui de ne pas lire, non ? Actuellement je lis tout de même (car je m’obstine!), du moins je commence Méditerrannée de Fernand Braudel, son fameux essai. Et puis en anglais A mercy de Toni Morrisson (trad fr. Un don). On verra si je reviens en parler.

 




Leçon de dessin

7112009

par Martine Delerm:

http://www.evene.fr/celebre/biographie/martine-delerm-13570.php?video




Je m’inquiète…

5112009

Mon inconscient doit avoir des choses à se reprocher! Il se signale par d’amusantes (ou inquiétantes) méprises, ce que l’on pourrait appeler des lapsus de lecture: en lieu et place d’une chose très anodine, vous lisez tout autre chose de fort suprenant, ou vous entendez des propos choquants. Voici quelques exemples qui me sont arrivés au cours de ces derniers jours.

Ce que j’ai lu / ce qui était écrit en réalité:

 Nancy torture / nancy toiture

L’empire des dettes / l’empire des lettres (oui ben là je sais pourquoi!)

Faites-vous retrousser sans délai / Faites-vous rembourser sans délai

Ce que j’ai entendu / ce que l’on m’a dit:

On est des anges pervers / On est des gangsters verts (car mes fils portaient tous deux un pull vert)

Surveille la lame du fou ! / Surveille l’alarme du four !

…plus un autre qui m’échappe mais qui m’avait fait pas mal sursauter…

C’est grave docteur?

 







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