Canon en Ré

31082009

Ce que je joue en ce moment (mais vachement moins bien!) de Johann Pachelbel (1753-1806)

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A comparer avec une version du Los Angeles Guitar Quartet (LAGQ):Oh, shocking ! diront les puristes, car Pachelbel est modernisé, américanisé, westernisé, hispanisé, funké, rock’n rollisé et gitanisé sans vergogne. Transfiguré, trahi, massacré diront certains…Mais moi j’aime bien le LAGQ, même si je préfère mille fois la version originale de ce tube baroque. Ce morceau joué par cet irrévérencieux quatuor me paraît très intéressant, et sa virtuosité certes ostentatoire donne une bonne idée des possibilités du fabuleux instrument qu’est la guitare.

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Danza de las hachas

30082009

Il s’agit du troisième mouvement de Fantasia para un gentilhombre de Joaquin Rodrigo, le compositeur du célébrissime Concert d’Aranjuez. Il est né en 1901 à Sagunto (province de Valence) et mort à Madrid en 1999. Le concert d’Aranjuez fut composé en 1939 et la première fut donnée le 9 novembre 1940 à Barcelone. La fantasia (toujours pour guitare et orchestre) date de 1954. A noter: Rodrigo qui était aussi pianiste de concert fait partie de ces quelques musiciens prodiges et infirmes: il était devenu aveugle à l’âge de trois ans, des suites d’une épidémie de diphtérie !

Pour une présentation très exhaustive du maestro, je renvoie à cette page:

http://www.naxos.com/mainsite/blurbs_reviews.asp?item_code=8.570286&catNum=570286&filetype=About%20this%20Recording&language=French

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Rimbaud en italien

30082009

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Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue,
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme 




Pour ma mère

2082009

Ce poème que Charles Baudelaire écrivit pour sa servante, dans une veine à la fois naïve, tendre et atroce, me fait chaque fois penser douloureusement à ma mère, qui nous a quittés le deux août 1996, et sur la tombe de qui nous n’allons que rarement, happés que nous sommes par…la vie, son tourbillon, notre salutaire égoïsme, notre besoin d’oubli, notre peur du néant.

La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l’entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s’égoutter les neiges de l’hiver
Et le siècle couler, sans qu’amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil je la voyais s’asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l’enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse?
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