Howard Zinn

31052009

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Howard Zinn est un historien des Etats-Unis, professeur émérite à l’université de Boston, et auteur d’Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours (810 pages!).




La vraie vie

28052009

La grandeur de l’art véritable, au contraire de ce que M.de Norpois eût appelé un jeu de dilettante, c’était de retrouver, de ressaisir, de nous faire connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons, de laquelle nous nous écartons de plus en plus au fur et à mesure que prend plus d »épaisseur et d’imperméabilité la connaissance conventionnelle que nous lui substituons, cette réalité que nous risquerions fort de mourir sans avoir connue, et qui est tout simplement notre vie, la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, cette vie qui en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l’artiste. Mais ils ne la voient pas, parce qu’ils ne cherchent pas à l’éclaircir. Et ainsi leur passé est encombré d’innombrables clichés qui restent inutiles parce que l’intelligence ne les a pas « développés ». Ressaisir notre vie ; et aussi la vie des autres ; car le style pour l’écrivain aussi bien que pour le peintre est une question non de technique , mais de vision. Il est la révélation, qui serait impossible par des moyens directs et conscients de la différence qualitative qu’il y a dans la façon dont nous apparaît le monde, différence qui s’il n’y avait pas l’art, resterait le secret éternel de chacun. Par l’art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir sur la lune. Grâce à l’art au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier et autant qu’il y a des artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l’infini, et qui bien des ciècles après qu’est éteint le foyer dont ils émanaient, qu’il s’appelât Rembrandt ou Ver Meer, nous envoient leur rayon spécial.

 

Marcel Proust, Le temps retrouvé.




Jean-Yves Tadié

24052009

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Bibliographie sélective: Introduction à la vie littéraire du XIXe siècle, Bordas, 1971. /Lectures de Proust, Colin, 1971. /Proust et le Roman, Gallimard, 1971. /Le Récit poétique, PUF, 1978 ; Gallimard, 1994. /Le Roman d’aventures, PUF, 1982. /Proust, Belfond, 1983 (traduit en japonais, en allemand, en italien). /La Critique littéraire au XXe siècle, Belfond, 1987 (traduit en japonais, en portugais, en grec, en turc, en arabe et en chinois). /Études proustiennes I à VI, Gallimard, 1973-1988. /Le Roman au XXe siècle, Belfond, 1990. /Portrait de l’artiste, Oxford University Press, 1991. /Marcel Proust, biographie, Gallimard, 1996 (traduit en anglais et en italien). /Proust, la cathédrale du temps, Gallimard, coll. « Découvertes », 1999. /Regarde de tous tes yeux, regarde ! Gallimard, 2005. /De Proust à Dumas, Gallimard, 2006. /Le songe musical, Claude Debussy, Gallimard, coll. « L’un et l’autre », Paris, 2008.




Vacance

20052009

 » On ne dira jamais assez de bien de l’ennui pour la postérité de la littérature. Un monde drogué de distractions lit beaucoup moins qu’un monde où il faut remplir les jours. »

Charles Dantzig, dictionnaire égoïste de la littérature française, chapitre Ennui.

 Je dois à mes interminables étés passés à la ferme nombre de mes heures de lecture, auxquelles sont restées attachées des odeurs de paille, de poussière des granges et même d’étable. Mais je ne le vivais pas comme un ennui; plutôt comme une vacance. Une grande vacance. Qui n’est pas du vide où se perdre et se morfondre, mais du vide à remplir: d’histoires, de mots, d’aventures, de lointains.

Mes élèves ne lisent pas: ils ont tellement de choses à faire! Créons l’ennui. Rendons-le obligatoire ! Intégrons-le dans leurs emplois du temps scolaires: Lundi matin de 9heures  à 10 heures: Ennui nostalgique. Jeudi après-midi de 15 à 16 heures: Ennui méditatif. Vendredi de 13 h à 14 heures: Ennui digestif.

Vous me direz: mais les cours, c’est déjà de l’Ennui imposé, infligé. Oui, mais c’est de l’ennui bruyant, parasité. Il faut une qualité d’ennui spéciale. Dans un silence de cathédrale vide ou de maison de très vieille femme (avec la pendule au salon…).




19052009

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Il gelato

17052009

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Pino de Vittorio

16052009

Pino de Vittorio dans Chansons italiennes wma attaccatilitricci.wma

C’est une histoire classique: une jeune fille que son père veut marier contre son gré (ca lu tu patri t’ha da marità…) Pino de Vittorio est un chanteur bouleversant. Il est né à Leporano dans la province de Tarante. Il dessine également, on peut voir ses oeuvres sur Myspace, et une belle galerie de photos de lui. Ecoutez, en ce moment « l’amante impazzito » ainsi que « soni a battenti » avec un accompagnement de chitarra battente. Ainsi vous aurez une bonne idée des exceptionnelles qualités de ce chanteur tant dans le registre classique que dans celui de la musique populaire traditionnelle. Pour Soni a battenti, j’en publierai sans doute les paroles sur ce blog, tant elles me plaisent.

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http://www.myspace.com/pinodevittorio

http://www.espritsnomades.com/sitemusiquedumonde/devittorio.html




Mmouais !

16052009

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Comme je l’ai précisé dans un commentaire, je poursuis ma recherche (oui, ça fait bien de dire ça…) sur les expressions du visage. D’où ces portraits assez insolites, grimaçants. Je me suis lassée des portraits compassés et hiératiques.




Se rassurer …

15052009

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L’avenir du livre

15052009

En ces temps de vifs débats sur les téléchargements de fichiers musicaux (gratuits ou pas?), sur les accès aux musées (gratuits ou pas, et pour qui?), sur le thème de l’accessibilité de la culture, plus généralement, voici une petite histoire qui m’a été signalée par mon papa, un grand arpenteur des sentiers de traverse cybernétiques  :

http://russievirtuelle.com/textes/livre.htm

 L’histoire, Dostoïevski numérique,  est désopilante et donne à réfléchir. Elle me paraît bien pointer toutes les insuffisances des nouvelles technologies, les dérives auxquelles elles conduisent, les mauvaises habitudes qu’elles induisent et que nous autres professeurs constatons souvent chez les jeunes: se contenter d’une approche superficielle, éclatée, concentrée, desséchée, et je dirais même lyophilisée, dans ce que l’on pourrait appeler une démarche de cybernerrance. Voilà, le livre sur internet c’est de la soupe lyophilisée. On s’en sert lorsqu’on est pressé ou qu’on n’a pas le courage de faire la popote. Mais on préfètre la vraie bonne soupe avec de vrais légumes.

Toutefois je ne partage pas cet alarmisme sur l’avenir du livre-papier. Je suis certaine que la majorité des gens préfèrent et préfèreront tenir leur bouquin sur les genoux dans le train, en bus, sur la plage, gribouiller dedans, en respirer l’odeur, le lire la tête à l’envers et les pieds en l’air, couché au lit, assis dans un pré ou dans leur laverie automatique.







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