Livres, dessins, musique…

28022009

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Du côté de l’Italie…

(mais pas seulement)

 




Voi che sapete

26112011

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Voi che sapete
che cosa è amor,
donne vedete
s’io l’ho nel cor.
Quello ch’io provo
vi ridirò;
è per me nuovo,
capir nol so.
Sento un affetto
pien di desir,
ch’ora è diletto,
ch’ora è martir.
Gelo, e poi sento

l’alma avvampar,
e in un momento
torno a gelar.
Ricerco un bene

fuori di me.
Non so ch’il tiene,
non so cos’è.
Sospiro e gemo
senza voler,
palpito e tremo
senza saper.
Non trovo pace
notte, nè dì,
ma pur mi piace
languir così.
Voi che sapete
che cosa è amor,
donne, vedete
s’io l’ho nel cor.

 J’avais déjà, il y a longtemps, publié une vidéo de Cecilia Bartoli. Je crois que ma préférence va à Cencic, finalement…




Solo e pensoso…

11112011

 Sonnet 35 de Pétrarque.

Des étudiants de l’université de l’Oregon en proposent une version chantée:

http://cascade.uoregon.edu/spring2011/online-extras/petrarch-madrigal/

 

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Quand Liszt met Pétrarque en musique

11112011

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La guerra di Piero

6112011

Cette chanson de Fabrizio De Andrè (1940-1999) est un plaidoyer contre la guerre. Le dormeur du val en chanson.

Elle date de 1968. Tiens…!

 Dormi sepolto in un campo di grano
Non e’ la rosa, non e’ il tulipano
Che ti fan veglia dall’ombra dei fossi
Ma sono mille papaveri rossi…

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Woody Allen (the thinker)

2112011

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Format A3 pour un petit bonhomme qui est un grand monsieur

 




Pace non trovo

31102011

Lecture d’un sonnet de Pétrarque, le N° 134, en italien, puis en traduction française, enfin en anglais (trad. Sir Thomas Wyatt)

 

 

CANZONIERE CXXXIV

Pace non trovo e non ho da far guerra
e temo, e spero; e ardo e sono un ghiaccio;

e volo sopra ‘l cielo, e giaccio in terra;

e nulla stringo, e tutto il mondo abbraccio.

Tal m’ha in pregion, che non m’apre né serra,

né per suo mi riten né scioglie il laccio;

e non m’ancide Amore, e non mi sferra,

né mi vuol vivo, né mi trae d’impaccio.

Veggio senz’occhi, e non ho lingua, e grido;

e bramo di perire, e chieggio aita;

e ho in odio me stesso, e amo altrui.

Pascomi di dolor, piangendo rido;

egualmente mi spiace morte e vita:

in questo stato son, donna, per voi. 

 Francesco Petrarca

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The moon in my sinister hand

26102011

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Il faudra qu’un jour j’essaie d’expliquer ce que cette musique me fait.  C’est un peu comme porter la lune dans ma main gauche.




Purgatoire gymnique

25102011

Quelles pages merveilleuses on peut lire dans La recherche du temps perdu, sur la jalousie amoureuse…Voici un passage extraordinairement beau , poétique et juste, sous la plume enchanteuse de Colette, cette « enfant de la nature »:

 

A peine fêté-je les parités, les affinités, que j’aperçois le terme de ma joie, et que je respire un malaise analogue à celui qui règne dans les beaux musées, parmi la cohue des chefs-d’œuvre, les visages peints, les portraits où la vie continue d’affluer avec une abondance maléfique…Ôtez d’auprès de moi ce qui est trop doux ! Ménagez, dans le dernier tiers de ma vie, une place nette, pour que j’y pose ma crudité de prédilection, l’amour. Rien que de la tenir devant moi et de sagement la respirer, la tâter de la main et de la dent, elle me garde le teint frais. 

Qu’y a-t-il donc de changé entre l’amour et moi ? Rien, sinon moi, sinon lui. Tout ce qui procède de lui porte encore sa couleur et la répand sur moi. Mais cette jalousie, par exemple, qui lui fleurissait au flanc comme un œillet noir, ne la lui ai-je pas trop tôt arrachée ? La jalousie, les bas espionnages, les inquisitions réservées aux heures de nuit et de nudité, les férocités rituelles, n’ai-je pas trop tôt dit adieu à tous ces toniques quotidiens ? On n’a pas le temps de s’ennuyer avec la jalousie, a-t-on seulement celui de vieillir ?  Ma grand-mère la méchante,  - ainsi je la distingue de l’autre qui, paraît-il, était bonne – à soixante ans et plus, suivait mon grand-père jusqu’à la porte de certain « buen retiro », et l’attendait. A ma mère scandalisée, la jalouse vieille dame provençale enseignait avec hauteur : «  Vaï, petite…Un homme qui veut nous tromper s’échappe par de plus petits trous encore !… » 

Elle avait sur un œil vert un sourcil roux, abaissé, elle déplaçait une majesté corporelle épaisse, à grands jupons de taffetas noir, et n’hésitait pas, si près de finir, à traiter l’amour familièrement mais en suspect. Je pense qu’elle n’avait pas tort. Il est bon de ne pas s’interdire trop tôt toute familiarité avec les grands gestes éblouissants, dont seule la jalousie nous permet la clarté, grands gestes faciles, meurtriers, prémédités si minutieusement, si magistralement accomplis en pensée, que l’erreur de les commettre les affadit.

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La photographie métaphysique de Gilbert Garcin

24102011

En regardant les photographies de Gilbert Garcin, on pense à Descartes et à Buster Keaton en même temps, à Magritte et à Samuel Beckett,  aux fantaisies dadaïstes et à la tristesse de Schopenhauer. Dans chaque image, une énigme est posée. L’humour, la dérision, très perceptibles, n’empêchent pas l’angoisse de surgir de ces tableaux lunaires. Partout, un homme est confronté à un problème : un fil à suivre (le funambule), un autre à tisser ou détisser, une grosse pelote à pousser devant soi comme le rocher de Sisyphe… Un homme en noir, très quelconque, Monsieur-Tout-Le-Monde, mais âgé et imperturbable, est affairé à résoudre ce problème qui se pose. Ou alors il se trouve juste au bord de l’apparition de l’incident : par exemple un ruban ou un film négatif sur lequel il marche et qui se scinde dangereusement en deux parties, comme deux routes, dont l’une tombe dans le vide et l’autre s’élève à la verticale. Quelle route suivra-t-il ? Dans les deux cas, le chemin qui sera pris sera celui de la chute, l’alternative est entre deux impossibilités, ou deux catastrophes. Pourtant cet homme, sa sacoche à la main, le visage penché comme un piéton pensif, il ne semble pas s’inquiéter de ce qui va arriver, il l’ignore, tout simplement. Telle est la condition humaine. 

 Autant l’homme vit dans l’ignorance de ce qui adviendra, autant l’espace dans lequel il se trouve est structuré, précis, défini.  Une  forme ou une réalité géométrique dominante (cercle, carré, rectangle, droite) donne à cet espace un sens : enfermement, barrières, grilles, vide inquiétant. Souvent, des scènes impossibles. On peut penser alors à ces gravures de Maurits Cornelis Escher, étranges délires mathématiques, perspectives aberrantes, vertiges de l’espace impossible et pourtant représenté. . (quel défi de représenter ce qui ne peut exister !) En jouant sur le renversement de l’échelle des tailles – un objet petit dans la réalité qui devient immense, et l’homme qui s’en trouve…diminué – Garcin fait des sortes de collages dada, il nous montre ses personnages (lui-même et sa femme, seuls acteurs de son petit théâtre minimaliste, fruit d’un bricolage génial) comme des êtres lilliputiens, vulnérables, en train de se débattre dans une situation absurde et énigmatique, voire périlleuse. Le problème est matérialisé par une pierre, un fil, une corde, un bâton, un mur, un cercle, une porte face à laquelle le personnage est arrêté, comme bloqué, paralysé, un verre dans lequel il est prisonnier, une inscription mystérieuse, une pelle à poussière. De chaque image, malgré l’espièglerie, se dégage un sentiment de malaise profond,  de solitude absolue et irrémédiable. C’est pourquoi je pense à Buster Keaton : tellement amusant, tellement triste. C’est une photographie conceptuelle, métaphorique, métaphysique, littéraire, mais elle me paraît en même temps très déchiffrable et accessible. Elle dit des choses sur la vie, sur l’incommunicabilité, sur la solitude au sein du couple, que chacun peut comprendre sans délai et sans exégèse (autre que celle des titres, qui sont éloquents, spirituels souvent, mais on pourrait même se passer des titres). Si j’étais professeur de philosophie, je piocherais là-dedans pour donner un point de départ à la réflexion, sur tous les points du programme. Ce qui me plaît dans ces images insolites, outre la mélancolie ou ‘l’inquiétante étrangeté’,  c’est qu’elles sont tellement pleines de poésie qu’on ne peut que se laisser envoûter. Cependant poésie, cela ne signifie pas douceur. Gilbert Garcin assène la violence de ses idées avec flegme, avec humour, comme un gentleman. C’est de la provocation pure, mais délicate et prévenante. 

  

Par précaution je préfère ne pas publier ici de photos de G. Garcin. Elles sont toutes visibles sur son site:

http://www.gilbert-garcin.com/ 

Merci à Marie qui m’a permis cette découverte!




Lonesome valley

22102011

Avec Mississippi John Hurt. Toute seule c’était trop intimidant.


It is especially for you Rachel.  And also the lapidary poem under:

Best Gains – must have the Losses’ test -
To constitute them – Gains -

Emily Dickinson







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